Rodage de pinceau

rodage de pinceau
Raphaël 8402 n°2


Ces jours-ci, j'utilise un nouveau pinceau et j'en suis très content. Je pense avoir terminé la période de rodage. Il me permet de réaliser des traits d'une grande finesse ou de produire des tracés plus larges. C'est un pinceau relativement épais avec une pointe fine. C'est légèrement délicat à utiliser, peut-être encore plus à entretenir. C'est qu'au prix que ça vaut, il ne me plairait pas de le détruire trop rapidement. L'essentiel, c'est de ne pas laisser le temps à l'encre de chine de sécher et cela peut poser un problème lorsque l'on entreprend un dessin qui va être long à réaliser. Je ne sais pas bien comment les professionnels gèrent ça. Pour ma part, j'essaie de faire aussi vite que possible et les problèmes arrivent lorsque l'encre commence à sécher. Le pinceau ne réagit plus très bien, il devient moins souple.
J'aurais bien une solution mais je n'arrive pas à m'y plier. Elle consisterait à cesser dès les premiers signes de faiblesse, de laver et laisser sécher le pinceau et de reprendre plus tard. Seulement moi, et je sais qu'il me faudrait arrêter de faire comme ça, je ne peux pas m'empêcher d'aller au bout quitte à saloper le dessin en fin de travail. C'est nul, c'est idiot. Il y aurait aussi la solution de travailler à deux pinceaux. Alternativement, j'en laverai un et le laisserait sécher en utilisant l'autre. Déjà, je n'ai pas deux pinceaux semblables et puis, je me connais, ça m'agacerait.
Depuis des années, je sais que l'idée de tout faire avec un seul pinceau est mauvaise. Si je réfléchissais un tant soit peu à ce que je suis en train de faire plutôt que de laisser aller les idées au fur et à mesure, je pourrais encrer tout ce qui mérite de l'être au pinceau et de laisser les plus petits détails à la charge, par exemple, d'une plume. Je suppose que ce serait profitable à la qualité globale.

La bureaucratie française contre l'innovation mécanique ingénieuse

Refusée par l'administration
Motocyclette à piston hélicoïdal



À propos de ces élections municipales

Une commune proche de Périgueux avait été prise par un macroniste en 2020. Depuis, le maire avait mis la pédale douce sur sa position et se contentait de s'inscrire dans un divers centre nébuleux. C'est avec une certaine joie que j'apprends qu'il a été battu assez nettement par une liste divers gauche. Ce personnage n'aura donc nuit que durant un mandat et, si c'est déjà trop, c'en est fini et j'en suis heureux.
À Thenon, je ne m'attendais pas à une telle déculottée pour l'ancien maire parti en 2020 conquérir Terrasson-Lavilledieu (où il avait été largement battu) qui avait l'ambition de revenir à Thenon et se faire élire contre son ancien premier adjoint. Je pensais que cela était loin d'être gagné mais je n'imaginais pas que les Thenonnaises et Thenonnais allaient lui exprimer un rejet aussi fort avec 68,77% de voix contre 31,23%.
Pour ma part, je ne suis pas allé voter. Il n'y avait qu'une liste, les jeux étaient faits et je ne me voyais pas voter pour mon frangin.

Comment finissent les SIMCA

La dernière fois que j'ai tenté de me prêter à l'exercice, j'ai été stoppé net dans mon élan à cause d'un tout petit oubli de rien du tout. C'est une personne[1] qui fréquente avec une certaine assiduité la zone des commentaires de ce blog qui m'avait mis sur la piste. Pour m'allécher, il m'avait non seulement invité à déjeuner mais, de surcroît, il m'avait envoyé des images qu'il avait faite. Sur celles-ci, on découvrait deux épaves, une assez difficilement identifiable et une Panhard Dyna Z.
Chargé de mon sac photo et des idées en tête sur la manière de réaliser quelques belles beaux clichés, je prenais la route pour aller à la rencontre de ces automobiles délaissées. Je me souviens que c'était l'hiver et qu'il ne faisait pas chaud. En traversant le petit champ qui surplombe le bois où les deux épaves reposaient, j'entendais les herbes gelées crisser sous mes pas. En raison du gel, la marche était rendue malaisée par ces mottes de terre rendues plus solides qu'à l'accoutumée. Il me fallait faire attention pour ne pas risquer de me tordre une ou l'autre de mes chevilles.
Nous arrivâmes bientôt au bois et bavardâmes quelque instant avec un brave homme venu là pour couper du bois. Nous devisâmes à propos d'un arbre couché, cassé, mort de vieillesse comme nous l'enseignait son tronc creux. Il allait lui falloir redoubler de prudence au moment d'attaquer cet arbre autrefois majestueux à la tronçonneuse.
A peut-être quelques dizaines de mètre tout au plus, nous apercevions les deux véhicules. J'ouvris mon sac photo et m'apercevais que je n'avais pas pris l'appareil photo. J'ai dû passer soit pour un sacré con soit pour une tête de linotte. On ne peut toutefois pas exclure la possibilité que je sois passé pour l'un et l'autre à la fois. Toujours est-il qu'il me devenait impossible de faire des photographies. Alors, nous prîmes un peu de temps pour identifier l'auto mystère. La plaque constructeur, une fois nettoyée, nous fit comprendre que nous étions en présence d'une Peugeot 301. Retournée sur son toit, grignotée par la corrosion, plus rien ne pouvait être entrepris pour une remise en circulation.

Il y a quelques jours, un autre habitué des commentaires de ce blog m'envoie, par courrier électronique, trois belles images faites par son frère, Laurent, photographe animalier de talent et grand traqueur de cèpes qu'il débusque mieux qui quiconque. Après avoir jugé ces images fort intéressantes, je demande à Jean-Louis[2] s'il me permettrait de publier l'une d'elles ici. Il me donne son aval et je peux donc vous présenter deux enthousiasmantes épaves de SIMCA.

Simca dans les bois
Photo de Laurent Delbrut

Notes

[1] je ne peux que vous dire que son pseudonyme débute avec la lettre T

[2] Afin de préserver l'anonymat, je me contente des initiales de son pseudonyme, JLP

Rouler en préservant son intégrité physique

Lorsqu'Octave conçoit sa motocyclette, il a pour principale ambition de réaliser le véhicule à deux roues le plus rapide, le plus puissant, le plus détonnant, du monde. Tout part de son invention du réservoir carburateur à injection retardée bien que directe qui, selon ses calculs, devrait conduire à une augmentation exponentielle du nombre de chevaux vapeur et, par conséquent, à une puissance allant tutoyer l'infini tout en contenant la consommation de carburant.
Hélas, une bête erreur dans ses calculs a plutôt produit une augmentation asymptotique dès les premiers chevaux vapeur. Autant dire que la déception a été forte. Toute personne sensée aurait abandonné le projet mais Octave est loin d'être l'une de ces personnes et il s'acharna de nombreuses années dans cette voie sans issue avant de se résoudre à accepter l'échec.
Aussi bon commercial que mécanicien, Octave décida de changer d'objectif tout en conservant le fruit de son dur labeur qui l'avait jusque là occupé durant de nombreuses années. Il n'allait pas tout jeter à cause d'une bête erreur. Alors, il prétendit que son projet avait toujours été de concevoir la motocyclette la plus sûre du monde. De fait, avec son demi cheval qui assurait, au grand maximum, d'atteindre une vitesse relative de 3 km/h, les risques de mourir à l'occasion d'un accident de la circulation s'éloignaient[1]. Dans les documents publicitaires de l'époque, Octave affirmait que seule sa motocyclette n'avait jamais occasionné de désagréments à ses pilotes.
La DGCCRF[2] du Grand-Est que nous avons contacté afin de nous assurer qu'il ne s'agissait pas là d'un cas flagrant de publicité mensongère nous assura que dans la mesure où aucune de ces motocyclettes avait été vendue, les allégations avancées ne pouvaient pas être suspectées de falsification de la réalité.

Une motocyclette qui mise tout sur la sécurité
Cette motocyclette n'a jamais tué

Notes

[1] d'autant plus que cette motocyclette ne reçut jamais d'autorisation à circuler sur la voie publique

[2] Dordogne Gironde Charente Corrèze République Française

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