
La mob à Bébert

Un blog qui blogue de temps en temps

Comme tous les ans à la même époque arrive la question de continuer ou d'arrêter ce blog. Ce n'est pas une question de désintérêt ou de lassitude, c'est une question bassement financière. Chaque année, je paie une centaine d'euros pour le nom de domaine et l'hébergement et mes finances ne sont vraiment pas au beau fixe depuis l'épisode du Covid-19. Cent euros, c'est grosso-modo 50 kilogrammes de pâtes alimentaires.
Une option serait que je change de forfait auprès de mon hébergeur. Après tout, personne ne vient réellement voir mon site "pro" qui, de toutes façons, est à l'abandon total. Le truc, c'est que ça m'obligerait d'abandonner certaines choses que je fais en parallèle et qui m'amusent un peu en plus d'être utiles.
L'autre option serait que je fasse comme les années précédentes, que j'accepte de payer et que le blog continue. Ce blog n'a pas pour ambition d'être rentable. Il est là parce que ça me plaît d'avoir quelque chose à faire et à montrer. Et puis aussi, ça me permet de garder un lien avec celles et ceux qui viennent le visiter. Pour être honnête, ça m'ennuie d'arrêter. Ça a un coût, oui mais après tout je peux encore me payer ce petit luxe.
L'équipe (merci à elles et eux) qui développe et fait évoluer le moteur de ce blog (dotclear) a inventé il n'y a pas très longtemps un système qui s'apparente à un forum. Cela permet à toute personne enregistrée (donc il faut s'enregistrer avec une adresse de courrier électronique[1] et un pseudonyme) de créer un sujet de discussion et d'y apporter sa contribution. Tout cela peut ne pas être consultable par des personnes qui ne seraient pas identifiées ou, au contraire, accessible à tout le monde selon la configuration.
C'est une fonctionnalité que j'ai commencé à mettre en place ailleurs et qui fonctionne bien. Maintenant, la question est de savoir si ça pourrait vous intéresser de participer activement à ce blog en soumettant un peu tout ce que vous voudriez. Ce pourrait être pour discuter de la pluie et du beau temps, de conseiller un livre, de parler politique, philosophie, pêche au gros. D'un côté, je pense que ça n'apportera pas grand chose, de l'autre, on peut toujours expérimenter et voir ce que ça pourrait donner. Donnez-moi votre avis.

[1] les données collectées ne sont bien entendu ni vendues ni partagées et ne sont pas visibles du public


« Qui aurait pu prédire ? »[1]
Oui, qui ? Personne et surtout pas moi. Cela n'aura échappé à personne, nous sommes dans une année d'élections municipales[2] à Périgueux comme partout en France. Mais là, c'est à Périgueux qu'il va se passer un truc incroyable et totalement en rapport avec le sujet du jour sur ce blog même. Vous allez comme moi tomber de la chaise si vous êtes assis·e ou des nues si vous ne trouvez rien d'autre à faire.
J'explique. Admettez que l'automobile que je vous présente aujourd'hui est à classer parmi les "belles automobiles". Vous avez le droit de ne pas être d'accord avec mes goûts personnels[3] mais il m'arrange que vous admettiez ce postulat sans lequel je ne vais pas pouvoir construire mon raisonnement. Partons du principe que l'automobile est jolie.
Et donc, à Périgueux, il y a eu un maire entre 2014 et 2020 qui déclare présenter une liste pour ces élections 2026. Il s'appelle Antoine Audi. Audi, c'est aussi une marque d'automobile. Rien ne dit que Antoine Audi roule en Audi. Je n'en sais rien. Il n'est pas impossible que si je m'appelais Audi, pour rigoler, je roulerais en Audi[4].
Vous êtes probablement en train de penser qu'il n'y a pas là matière à en faire tout un foin. Vous avez raison. Qu'un obscur personnage membre de LR tente une nouvelle candidature (et même s'il porte le même nom qu'une infâme marque d'automobiles allemandes) ne doit pas provoquer de réaction autre. Mais attendez ! Je ne vous ai pas tout raconté. Là, c'est juste le premier acte.
Et là, coup de théâtre, dénouement, final grandiose : j'apprends qu'un autre candidat annonce briguer la mairie de Périgueux. Il présente une liste LFI et il a pour nom, je vous le donne en mille, Vincent Belloteau ! Et je me prends à rêver d'une liste commune LR-LFI.
[1] { Qui aurait pu prédire la vague d’inflation, ainsi déclenchée ? Ou la crise climatique aux effets spectaculaires encore cet été dans notre pays ? » - Emmanuel Macron himself
[2] et peut-être aussi législatives
[3] je confesse que je n'aime pas tant cette calandre, que je suis capable de mentir pour arriver à mes fins et que j'ai très mauvais goût
[4] et ça fait beaucoup de publicité pour cette marque. N'achetez jamais d'auto de cette marque !
Hier, notre cher docteur Tournesol parlait de déprime. Aujourd'hui, avant de lire ce qui suit, je vous propose un remède efficace contre cette déprime ennuyeuse en allant voir la dernière vidéo de M. G Milgram qui à n'en pas douter vous amusera bien. Rire des autres lorsque ça nous fait du bien, c'est bien.
Cependant, la fin de la vidéo perd tout son caractère distrayant.
vidéogramme de qualité supérieure
Juste après la bretelle pour Bételgeuse, le moteur a eu des ratés et il allait falloir sortir de l'autoroute spatiale au plus vite et trouver une planète où s'arrêter pour tenter une réparation de fortune. C'était la poisse, j'étais déjà à la bourre, je ne serai jamais à l'heure pour livrer la marchandise au consortium stellaire où l'on m'attendait pour 13 heures au plus tard. J'étais parti plus tôt que d'habitude dans l'idée que ça allait me permettre d'éviter les bouchons à proximité de la plate-forme d'échange de l'espace-temps et de passer à proximité du trou noir au plus vite afin d'atteindre le méta-Univers. Ça semblait compromis.
Le carburateur cafouillait de plus en plus en laissant échapper des borborygmes déplaisant. J'abaissais la manette de dissolution ionique pour économiser le carburant et descendait légèrement sous la vitesse lumique. Sur l'écran de l'ordinateur je cherchais les coordonnées d'une planète accueillante, pas l'une de ces planètes gazeuses particulièrement inhospitalières. J'engageais le système de guidage automatique et laissait le vaisseau filer le temps qu'une destination me soit proposée.
J'avais largement le temps d'aller manger et je me souvenais qu'il restait une soupe carotte-poireau-pomme de terre déshydratée dans la réserve. Avec une tranche de somutro, ça serait parfait. Dommage qu'il n'y ait plus de sauce Volrtupe. Il allait falloir penser à passer par le magasin général pour faire le plein de vivres avant de repartir en mission.
Je dégustais ma soupe lorsque le "bip" de l'ordinateur me fit regarder l'écran. Un point rouge indiquait une planète assez proche sur laquelle j'allais pouvoir faire une halte. Je détestais faire de la mécanique et je me promettais d'engueuler les robots de maintenance sitôt rentré à la base. J'avais quelques pièces de rechange et j'allais être guidé par l'ordinateur pour intervenir. Ça allait bien se passer, j'étais assez confiant. Je terminais ma soupe et reprenais les commandes. On m'indiquait devoir tourner de 8° sur l'axe Z' avec une correction de ∑/π2 de l'azimut. Côté moteur, ça déconnais de plus en plus et un coup d'œil dans le rétro me permettait de voir des bulles s'échapper de la trappe d'évacuation. Rien de bien grave. Je n'avais plus qu'à me laisser couler vers la destination en conservant la vitesse pendant environ une heure. J'allais sans doute avoir à piloter un peu pour éviter une éventuelle ceinture d'astéroïdes mais je faisais confiance aux boucliers latéraux et au système d'évitement automatique. Ça allait se faire peinard.
Je me suis posé et j'ai commencé à chercher la panne. Sans doute une poussière qui bouche un gicleur. Je cherche la clé de 12 dans ma boîte à outils et impossible de mettre la main dessus. Qu'est-ce que j'ai bien pu en faire ? Je n'aime pas utiliser la clé à molette, ça abime les écrous. Je ne vais pas y couper, je vais devoir sortir et aller demander de l'aide à un mécanicien local. Je vais encore devoir payer de ma poche et ça va faire de la paperasse pour obtenir le remboursement. Si seulement on accepte de me rembourser. Il va y avoir enquête pour déterminer mon éventuelle responsabilité dans l'origine de la panne. Autant dire que je peux m'asseoir dessus et faire passer la réparation dans la colonne des pertes et profits. Enfin c'est comme ça.
Je sors et je cherche. Zone désertique, pas l'ombre d'une vie intelligente dans les environs. C'est bien ma veine. J'espère juste ne pas être arrivé sur une planète arriérée, trop jeune pour qu'une forme de vie intelligente ait émergé. Vu la gueule de l'endroit, il n'y a aucune chance pour tomber sur une civilisation plus avancée que la mienne, ça c'est certain. Mais bon. L'ordinateur me dit que le niveau d'évolution est suffisamment avancé pour que je trouve de l'aide opérationnelle ici et pas trop loin de ma position.
Je suis sorti et j'ai inspecté les environs. J'aimerais pas vivre ici. Cette planète est en majorité minérale. Du caillou, un peu de flotte, des atomes partout qui se promènent en parfaite liberté. C'est pas la joie. J'ai vu des sortes de végétaux et ça, ça m'a plu. Il y avait bien longtemps que je n'en avais pas vu. C'est marrant, c'est vert. Par contre, bon, ce ne sont pas eux qui vont m'aider. J'ai tenté une communication en vain. Bref.
Ah ! Il y a enfin quelqu'un qui vient vers moi. Un juvénile en apparence. Il a l'air sympathique, pas agressif. Je lui explique mon problème et que je cherche une clé de 12 ou de 15/32" au pire. Il hoche la tête et fait demi-tour. Je le vois s'éloigner et farfouiller à l'entrée d'une anfractuosité. Et il revient en tenant un outil. Il me la tend et me fait comprendre qu'elle s'appelle revient. Je ne pige pas bien l'intérêt de donner un nom à une clé plate. Une coutume locale ? Quoi qu'il en soit, je débouche le gicleur principal, j'en profite pour vérifier le niveau de plutonium graphité et pour changer un balai d'essuie-glace. Avant de repartir, je redonne l'outil au petit être. Je mets le contact, je pédale sur trois tours, enclenche le levier de crabotage et je file à fond la caisse histoire d'essayer de rattraper mon retard.

Sur Arte, jusqu'en 2030 il est possible de voir un reportage-témoignage poignant traitant de la propagande du régime russe. Si vous n'avez pas le moral, vous pouvez remettre le visionnage à un peu plus tard. Si vous souffrez d'un trop-plein de joie et d'optimisme (ce qui est très mauvais pour la santé), n'hésitez pas à cliquer sur le lien suivant : Mister Nobody contre Poutine — Agir contre la propagande. (Arte sur youtube mais disponible également sur la chaîne Arte).
Certaines personnes à qui j'ai montré les images de l'automobile présentée aujourd'hui doutent beaucoup de l'origine sochalienne affichée sur le radiateur. Aucune de ces personnes n'a cependant été en mesure de l'identifiéeer mieux. Pour ma part, désormais, le doute existe, doute qui ne m'empêche pas de beaucoup aimer cette belle sportive.


