J'étais en train de trifouiller dans mon stock de photographies histoire de trouver un truc à donner à manger au blog. J'en ai trouvé une âgée de dix ans, du 25 juillet 2016 à 16 heures et 41 minutes. J'étais à Bordeaux et on m'avait plus ou moins forcé la main pour entrer dans la cathédrale Saint-André, sur la place Pey-Berland. C'est là qu'Aliénor d'Aquitaine, 15 ans, se mariait avec le futur Louis le septième. Mais ça, je ne le savais pas et, pour être honnête, je vais me dépêcher de l'oublier.
Bref, j'étais dans cette cathédrale avec mon appareil photo et je me suis dit que je pourrais profiter de l'instant pour photographier quelque chose. J'ai plutôt du mal à m'extasier devant les bondieuseries et je me suis plus intéressé à l'architecture, sujet qui ne m'intéresse guère d'une manière générale, il me faut bien l'avouer. En fait, pour dire les choses, j'étais à Bordeaux, dans une cathédrale, et ça constituait déjà deux raisons de m'ennuyer.
Je ne veux pas manquer de respect envers Bordeaux, ville qui a sans doute quelque intérêt qui me reste inconnu jusqu'à ce jour. Ce n'est pas une ville que j'estime beaucoup. Ce n'est certainement pas non plus la plus laide de toutes celles que je peux connaître un peu, néanmoins. La seule chose, c'est que si l'on me donnait le choix, ce n'est pas là que j'irais en priorité. Si j'étais à Bordeaux, c'était pour une raison qui faisait que si je n'y étais pas allé, je n'aurais pas pu faire ce que j'avais à y faire.
Mais tout cela n'est pas directement lié au sujet de ce billet de blog. Je parle de mystère et il ne faut pas croire que je veux parler là du mystère de la foi, de celui de l'existence d'un dieu et de toutes ces sortes de choses. Je suis un mécréant de la pire espèce, légèrement insensible et ignorant de tout ce qui concerne les religions. Je n'arrive pas à croire et je considère que ce n'est pas de ma faute. Je ne dois pas être constitué pour le faire.
Non, en fait, au moment où je dirigeais l'objectif vers le plafond de cette cathédrale, je me demandais comment il se faisait que l'on n'y trouvât pas de toiles d'araignée alors que chez moi, qui n'est certes pas un lieu consacré, il s'en trouve à foison. Je me suis demandé s'il existait des personnes qui, avec de très longues perches, avaient la charge de les enlever ou si, allez savoir, la puissance de l'être suprême avait pour principal effet d'éviter (ou d'interdire) la constitution de toiles dans les lieux dont il a la charge.


























