Et s'il n'existait pas de solution acceptable ?

À neuf mois de l'élection présidentielle, le sujet semble être celui de la dette. Pour les fascistes/racistes, on s'y attendait, il y a aussi celui de l'immigration. Mais le sujet principal sur lequel on s'écharpe, c'est celui de la dette et, par effet rebond, celui du budget et de l'économie française. Cela ouvre sur un sujet qui n'est pas beaucoup abordé à droite (du PS à l'extrême droite), celui de l'échec des politiques menées depuis Mitterrand et avec encore plus de force sous Sarkozy et Hollande avec une accélération durant les dix années macroniennes (Pouah et berk !).
Mais la dette, c'est quoi ? On peut présenter un nombre. C'est un nombre qui ne signifie plus rien et que l'on a du mal à dire ou à écrire : 3 591 170 000 000 €[1]. En lettres, ça nous donne trois mille cinq-cent quatre-vingt onze milliards et cent soixante-dix millions d'euros[2]. Moi, je n'ai aucune idée de ce que ce nombre représente bien que j'aie un vague sentiment qu'il n'a aucune commune mesure avec mon budget. J'ai le sentiment que c'est beaucoup d'argent. Ce qui est vertigineux, c'est que la charge de la dette ne cesse d'augmenter.

Trop compliqué pour ma pauvre vieille tête

Lorsque je dis que je ne comprends pas ce que représente cette dette, c'est réellement que je ne l'imagine pas, je n'ai pas les moyens intellectuels de me faire une idée de la chose. C'est abstrait. Un peu comme notre distance au soleil et la taille du soleil. Je ne comprends pas et en plus je ne suis pas économiste. C'est à dire que j'ai les bases de l'économie, l'offre et la demande et ces sortes de choses. J'ai une idée floue des différentes visions de l'économie, celles que l'on dit de gauche, celles que l'on dit de droite ; le capitalisme, le communisme, le keynésianisme, le libéralisme, Adam Smith, Marx… Une vague idée de tout ça et ça ne m'aide pas à comprendre et, surtout, à imaginer une solution au problème que l'on nous propose et même si ce problème existe, s'il y a réellement un problème.
Bon. Ce que je comprends de tout ça, c'est que pour se financer la France emprunte de l'argent sur les marchés financiers et qu'elle doit rembourser ces emprunts. Le truc, c'est qu'avec les taux d'intérêts qui augmentent, la France n'arrive même pas à payer les intérêts et, dans le même temps, est obligée d'emprunter encore davantage ce qui entraîne des intérêts encore plus importants et c'est le serpent qui se mord la queue. C'est un cercle infernal.

Et là arrivent les politiques qui arrivent avec leurs idées et leurs solutions. Pour certains·es, il faut couper dans les finances publiques et chasser ce qui coûte. Pour d'autres, il faut mettre le maximum de fric pour les services publics et pour sauver le régime social, les indemnités chômage et toutes ces sortes de choses.
Comme ça, sans rien y connaître et à la lumière de mon maigre budget d'inactif, par pur bon sens, je dirais bien que, effectivement, lorsque l'on n'a pas beaucoup d'argent, le mieux à faire est encore de ne pas dépenser trop, pas plus que possible et encore un peu moins si possible. C'est du bon sens, de la gestion raisonnable. Même si je préfère de bons produits bien savoureux et de noble extraction, je sais qu'ils sont hors de portée pour ma bourse plate et que je vais me contenter de peu et de pas cher. Et ainsi, je me range, par pur bon sens, du côté des gens de droite. Il y a de la logique derrière tout ça.

Il n'y a pas d'argent magique

Pour dépenser moins, l'État doit pouvoir faire des économies et parmi celles-ci, bien sûr, couper dans les budgets de la Sécurité sociale, de l'Éducation nationale, des aides sociales de toutes sortes. C'est simple, c'est facile à comprendre, à la portée des esprits les moins éveillés.
Mais, bien sûr, ça renâcle du côté de celles et ceux qui tiennent à tout ça, qui en profitent, qui vivent ou survivent grâce à tout ça. Ceci dit, il se trouve tout de même des gens de peu qui acceptent tout à fait l'idée dans la mesure où, selon ces personnes, ce sont les immigrés qui profitent le plus de ces mannes et qu'ils n'ont rien à faire dans notre pays. Vous connaissez tout ça.
Il y aurait comme un dilemme que ça ne m'étonnerait pas. Par exemple (juste pour exemple histoire de donner un exemple), le sujet des retraites. On nous dit[3] que l'on vit plus longtemps d'un côté et qu'il y a moins de cotisations qui rentrent pour payer les retraites. L'idée simple et logique est bien sûr de dire qu'il faut, au choix, donner moins aux retraités ou faire payer plus les cotisants ou travailler plus longtemps pour que l'on cotise plus longtemps. Les retraités voient d'un mauvais œil la promesse d'une baisse de leur pension. Les cotisants ne sont pas tout à fait d'accord pour payer plus qu'ils soient salariée/travailleurs ou employeurs. Quant à travailler plus longtemps…

Une bande de fainéants, c'est tout

Donc, repousser l'âge de départ à la retraite. S'il est vrai qu'on en trouve pour pérorer sur les plateaux télé, sur les antennes radiophoniques, dans la presse papier et sur Internet et annoncer le front haut et le menton volontaire qu'ils et elles sont prêts·es à travailler vachement plus longtemps et même jusqu'à ce que mort s'ensuive, il faut bien reconnaître que, pour certains·es, il est difficile d'envisager travailler encore passé un âge certain dans certains domaines.
En vieillissant[4], il paraît que l'on est moins efficace. C'est certain que la vue baisse, les articulations se coincent, les neurones font de la colle, les jambes flageolent, les oreilles déconnent, les artères font des nœuds, les doigts se raidissent, les mains tremblottent. Allez me mettre un petit vieux, une brave vieille, placer des composants électroniques sur une circuit imprimé, vous. Il va y avoir du déchet. Sans compter que côté rendement, pardon mais ça va pas être compétitif par rapport à de jeunes asiatiques votre affaire.
Et puis, il faut aussi prendre en compte qu'après soixante ans, si on a perdu son boulot, il ne va pas être simple de convaincre un employeur de la pertinence de vous employer. Et aussi, que pour se reconvertir pour exercer un nouvel emploi, ce n'est pas toujours bien simple. Avec l'âge, la cervelle est moins enjouée à l'idée de devoir apprendre de nouvelles techniques. Allez expliquer à quelqu'un qui a passé sa vie professionnelle à faire bien ce qu'il savait faire qu'il va devoir apprendre à coder en Rust dans une start-up et dans un open space trop cool emplit de jeunes boutonneux et boutonneuses à peine sortis de l'adolescence qui seront plein de condescendance envers l'ancêtre qui pige rien à rien, lol[5].
Mais il pourrait y avoir une solution qui pourrait s'envisager pour certains et certaines parmi les candidats·es à la retraite bien méritée afin de leur faire accepter de travailler encore quelques années. Il suffirait de les payer plus.
Évidemment, c'est à prévoir, les chargés·es des ressources humaines aidés des comptables ne manqueront pas de faire remarquer que ça accroîtra le coût de la masse salariale et que l'on serait bien mieux avisé d'embaucher du stagiaire pas cher que l'on serait capable de faire travailler plus et plus en faisant miroiter le rêve d'un contrat de travail hypothétique.
Mieux encore, on pourrait faire appel à la horde des pouilleux de travailleurs indépendants qui tirent la langue et sont prêts à faire n'importe quoi contre quelques piécettes.
Il n'empêche que l'idée de donner de l'argent contre des années de travail supplémentaires pourrait être étudiée. Gageons que ça ne marchera pas.

Supprimer la maladie

Pour faire des économies, on peut jouer sur la branche maladie de la Sécurité sociale. L'idée est déjà exploitée mais il me semble que l'on pourrait faire mieux et plus fort. Prenons deux personnes. L'une est riche ou, du moins, dans une situation financière aisée. L'autre est pauvre. Il est laid, déglingué, fourbu, foutu, cacochyme, torve. Si le premier ne sert pas forcément à grand chose pour la société, le second, lui, est à coup sûr parfaitement inutile ou aisément remplaçable par un autre "autre" en un peu meilleur état.
Alors voilà ce que l'on pourrait faire. Le riche aurait accès à une offre de soins valables en payant ce que ces soins valent ou coûtent. Pour cette élite, il y aurait des cliniques équipées du matériel à la pointe de la technologie et bien pourvues en personnel médical d'exception. Pour le pauvre, on proposerait un hôpital public composé de médecins de seconde zone ou de presque médecins voire de rebouteux. On saupoudrait ça d'une loi qui permettrait de proposer un droit à mourir et on insisterait, l'air de rien, sur le fait que ce serait la solution la plus rentable et la plus rapide et la plus radicale pour faire cesser les souffrances.
Finalement, ce serait séparer le bon grain de l'ivraie. Un malade qui peut payer, qui fait marcher l'économie, sert à la société. Un malade qui ne peut pas payer coûte et ne rapporte rien que des ennuis à n'en pas finir. L'effet corrélaire qui n'est pas à négliger, c'est que l'État serait libéré d'une belle partie des frais relatifs à la branche maladie. Il ferait même d'une pierre deux coups puisque, c'est de notoriété publique, les vieilles et vieux sont plus souvent malades et, de surcroît, plus souvent retraités. Un malade en moins c'est aussi un retraité en moins.

En finir avec les services publics et faire payer ce qui restent de pauvres

Je ne me fais pas d'illusion. Mes propositions ne suffiront pas à elles seules à épurer la dette du pays. Au moins auront-elles le mérite d'enrichir les plus riches et de faire chier les plus modestes. Pour commencer, on va augmenter les taux de TVA sur les produits de consommation courante. On va les faire travailler plus et plus longtemps s'ils ont un travail. On va exacerber l'idée selon laquelle tous les problèmes viennent des autres. Tout de même, on va les inciter à dépenser le peu qu'ils ont dans des produits ou des services dont ils n'ont pas besoin. On va les faire cracher au bassinet, on va les essorer. Et puis, à la fin, on va dire qu'il faut faire la guerre et on les enverra défendre la patrie la fleur au fusil.

Notes

[1] source : https://horloge-de-la-dette-publique.com/

[2] au moment où j'écris ces lignes

[3] et ce n'est pas tout à fait faux

[4] c'est ce que l'on m'a raconté

[5] que les jeunes ne disent plus du tout, ça fait ringard

Les Simca répondent présent

Les Simca sont là !
Un moteur, deux autos



Information sans rapport avec l'automobile

Si vous appréciez ou si vous êtes curieux de découvrir les mangas, le site d'un célèbre[1] éditeur japonais met à disposition plusieurs mangas pour certains traduits en langue française et ceci gratuitement. C'est là.

Note

[1] je ne connais pas

Luxe et prestige à l'heure de la révolte du Front populaire

Dans ce milieu des années 30, le choc de la crise de 1929 s'estompe et c'est la reprise économique. Certains recommencent à engranger de gras bénéfices tandis que le peuple tire la langue et se prépare à se lancer dans le Front populaire avec son cortège de grèves et de revendications. En Allemagne, un moustachu est au pouvoir et on refuse d'entendre la menace, les signes de l'approche de la guerre qui se profile à l'horizon. On ne veut pas voir l'avenir, on a plus peur du communiste à couteau entre le dents que du nazi. La Rhénanie est remilitarisée, Franco prend le pouvoir de l'autre côté des Pyrénées. En 1936, les Jeux olympiques d'été se déroulent à Berlin sous le signe du nazisme.
Et cette même année, quelqu'un achète une Delage D6. Pour réaliser cet achat, il faut avoir des finances. Beaucoup. Sans doute un peu moins que pour acheter une Bugatti mais tout de même. Les automobiles Delage ont failli disparaître l'année précédente. Avec la crise de 29, la situation commerciale des marques de luxe est au plus bas. La marque est rachetée par Delahaye qui va produire les Delage sur des bases de productions maison. Le grand luxe est ce qui va caractériser les nouvelles Delage. De cette période naîtront peut-être les plus belles Delage.
La marque renaîtra après guerre mais les temps ont changé. Les acheteurs se font rares, on n'a pas les finances pour penser de vraies nouvelles automobiles, on reste sur les bases des années 30 en modernisant les carrosseries. Les Delage, Delahaye, Bugatti, Voisin[1] ou Hispano-Suiza vont disparaître les unes après les autres. L'ultime tentative[2] dans le domaine du luxe automobile à la française sera Facel Vega qui fermera ses portes un an après Bugatti.

Delage 1936
Du luxe à la française d'avant-guerre

Notes

[1] qui réussissait le tour de force de (mal) vendre ses automobiles à un tarif encore plus élevé que Bugatti.

[2] Il faut tout de même noter que quelques marques tentent à une échelle plus ou moins artisanale de perpétuer l'idée de l'automobile de grand luxe et de prestige, parfois avec des automobiles sportive comme chez Bugatti ou chez Delage. Et il paraît, selon les communicants de chez Stellantis, que la marque DS est ce que l'on fait de mieux aujourd'hui dans domaine de la voiture de luxe et de prestige. Je reste très très sceptique.

Roger achète une motocyclette sur Internet

Alléché par l'offre explosant la concurrence, Robert passe commande par Internet d'une Moto Rouge, célèbre marque qui a connu son heure de gloire vers la fin des années 50, entre le mardi 20 septembre et le vendredi 3 octobre. La presse spécialisée avait alors loué les mérites du petit industriel qui avait cru bon de se diversifier et de reconvertir une partie de son outillage de confection en bonneterie. Une sélection de membres du personnel avait été formé à la tôlerie, à la mécanique, à l'ingénierie, à la mise en peinture et au gonflage des pneumatiques afin de pouvoir concevoir, fabriquer, assembler et vendre des motocyclettes modernes pour l'époque.

Robert cherchait une de ces motocyclettes depuis déjà plusieurs décennies lorsqu'il apprend que la production est relancée par un industriel de Finlande équatoriale en Tanzanie, à Zanzibar city. Ni une ni deux, il vire le contenu de son plan épargne logement (PEL) sur son compte courant et se connecte par Internet au site marchand de l'entreprise. Là, il ne met pas longtemps à trouver le formulaire de commande et verse les arrhes demandées.
La livraison de la motocyclette est prévue pour le mois suivant et les jours qui viennent sont un supplice pour Robert qui vit dans l'attente de la réception de son nouveau véhicule. Il compte les heures, regarde le calendrier plusieurs fois chaque jour, consulte ses mails, rêve de sa moto, ne parle plus que d'elle, enquiquine tout le monde avec sa moto, ne mange presque plus. Il est impatient.

Et puis, ce matin là, un camion de livraison s'arrête devant chez lui. C'est elle, Robert le sait. Le livreur sonne à la porte, Robert ouvre, confirme qu'il attend bien une livraison et la motocyclette se retrouve sur le trottoir, dans sa belle caisse en bois. Avec un pied de biche, Robert démonte la caisse et il aperçoit sa motocyclette tant attendue. La désillusion ne tarde pas. La Moto Rouge ne l'est pas tellement, rouge. Après réflexion, avec sagesse, Robert se dit que, après tout, même si la moto n'est pas du plus beau rouge, il saura se satisfaire d'une belle motocyclette qui, au moins, n'est pas jaune. Robert déteste le jaune.

Robert avait acheté une moto rouge sur Internet
En plus, elle fait un drôle de bruit et elle fume curieusement

Amilcar CC

Les cyclecars bénéficiaient d'un régime fiscal avantageux. Pour entrer dans le cadre de cette gamme de véhicules, il fallait contenir le poids à 350 kg et la cylindrée du moteur à 1100cm3. L'astuce assez courante à l'époque était, pour les constructeurs, de vendre les cyclecars sans les éléments ou options non obligatoires pour descendre sous les 350 kg. Libre au client d'ajouter ce qu'il voulait par la suite.
Cette Amilcar CC se glisse dans ce cadre. Le moteur de 900 cc3 de quatre cylindres à soupapes latérales développait un peu moins de 20cv et permettait de rouler à environ 80 km/h.
Ce modèle photographié lors des Vintage Days date de 1922. Le propriétaire actuel et son père l'ont restauré en 1998.

Amilcar CC
Une automobile sportive de 1922

La France, monsieur ! La France éternelle !

En marge de la manifestation « Périgueux Vintage Days » qui propose sur trois jours d’ouvrir le centre ville à une vision fantasmée d’une époque révolue faite de véhicules anciens, de personnes costumés, de bonne humeur, de convivialité, de sourires, une scène pleine d’humour représentant un curé, un maire et des gendarmes (le sabre, le goupillon et la République), réunis autour d’une bière réconfortante.

Un curé, un maire et deux gendarmes à l'heure de la petite bière avant l'apéritif
Les héros nationaux à l'heure du réconfort

Je m'en fous

J'ai lu que Germinal Peiro, président du Conseil départemental de la Dordogne, se tenait prêt à voter pour Glucksmann. Je m'en fous.
J'ai entendu dire que Raphaël Glucksmann était candidat aux primaires de la gauche. Je m'en fous.
Je me suis laissé dire que Gabriel Attal préconise le retour du Certificat d'études. Je m'en fous.
Il m'a été rapporté par la presse que Édouard Philippe souhaite augmenter le salaire des enseignants. Je m'en fous.
François Bayrou aurait dit et répété que tous les gouvernements avaient leur part de responsabilité dans le déficit du pays. Même Marine le Pen et Jean-Luc Mélenchon, a-t-il précisé à plusieurs reprises. Je m'en fous mais je me dis qu'il est temps d'euthanasier Bayrou qui a perdu son dernier neurone.
J'ai aussi appris que pour participer à la primaire de la gauche (non mélenchoniste), il convenait d'être membre du Parti socialiste ou de Place publique, d'être à jour de ses cotisations et de payer 15 euros. Je ne suis pas concerné, je m'en fous.
J'ai constaté que je n'arrive pas beaucoup à dessiner depuis quelques jours. Ça me fait chier mais je m'en fous.

Que du métal

Dans les années 30, le machinisme agricole est déjà présent. Depuis la fin du XIXe siècle, la vapeur est arrivée dans le monde agricole, principalement pour entraîner les batteuses mais aussi pour tirer des charrues. Après la Première Guerre mondiale, Renault recyclera son célèbre char d'assaut en engin agricole. Dans les années 20 plusieurs marques produisent des tracteurs, parfois gardant la forme et le principe des machines à vapeur avec un lourd châssis et une direction commandée par des chaînes. Dans les années 30, l'américain International Harvester - Deering commence à produire des tracteurs en Europe, notamment en Allemagne. Il est possible que le tracteur présenté aujourd'hui soit de ceux-ci. Particulièrement rustique, ce tracteur est équipé d'un gros moteur à essence et conserve un aspect archaïque. Il va devoir faire face aux machines européennes telles que les Lanz allemands ou les Société Française français qui, s'il font figure d'antiquités aujourd'hui, étaient bien plus moderne que l'américain.

Deering Farmall F12
le mécanisme agricole dans les années 30

Chaumière à Gimel en Corrèze

Je retrouve cette image et je décide de lui redonner sa chance. Elle a été prise le mercredi 15 avril 2015 à 17h15 et c'est bien pratique la photo numérique parce que sans ces métadonnées, j'aurais bien été incapable d'autant de précision. Ceci étant, mon appareil photo ne dit rien des coordonnées GPS mais moi, je sais très bien qu'elle représente une chaumière située à côté du pont à péage de Gimel-les-cascades, en Corrèze.
Au cas où (c'est assez improbable) dans le cadre d'une enquête policière, on en arrive à me demander où je me trouvais et ce que je faisais le mercredi 15 avril 2015 en fin d'après-midi, je pourrai produire ce document pour me disculper ou, tout au contraire, pour m'accuser dans l'hypothèse où, justement, un crime aurait été commis en ce lieu, ce jour-là, à cet instant précis. Dans mon souvenir embrumé, tout était calme mais qui sait ce qu'il pouvait bien se passer derrière ces volets clos ?

chaumière corrézienne
Gimel en Corrèze

L'arithmétique de la bonne fortune

On parle beaucoup des milliardaires depuis quelques années. Autrefois, le millionnaire représentait le summum de la richesse insolente. Pas les millionnaires en anciens francs, hein ! J'ai connu l'époque à laquelle, à partir d'une certaine somme, on avait tendance à causer en anciens francs. Pour parler du prix d'une maison ou d'une automobile, on discutait en millions de centimes de nouveaux francs. « Roger, il s'est payé une DS à plus de 2 briques mais Mathilde a acheté une bicoque à vingt millions. »
Avec le passage à l'euro, on s'est aperçu que ces riches ne l'étaient pas tant que ça. On a compris que la brique ne représentait guère plus que 1524 euros. Ça claque moins. En quelques années, on pouvait gagner l'équivalent d'une brique par mois et ça n'épatait plus grand monde. La fin d'une époque.

Un million de francs (ceux d'après 1960) ne représentaient plus que 152449 euros et il fallait faire avec. Mais rassurons-nous, il restait de vrais millionnaires en euros et c'est heureux parce qu'il nous faut lutter contre la haine du riche et, au contraire, glorifier la réussite.
Millionnaire, c'est bien mais milliardaire, c'est mieux. Et d'ailleurs, Emmanuel Macron ne disait-il pas son amour de l'argent dès 2015 avec sa petite phrase devenue célèbre : «  Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires » Ce cri du cœur a été entendu et, s'il est vrai que les nouveaux milliardaires ne sont pas tous de prime jeunesse (mais ils l'ont sans doute été), la France peut s'enorgueillir d'avoir élargi son cheptel de très riches sous le règne de Macron. Rien que dans les différents gouvernements qui se sont succédé on compte plusieurs dizaines de très hauts patrimoines et s'est une excellente chose tant on sait que ce sont les plus riches qui savent ce qu'il convient de faire en matière d'économie. Car ne nous voilons pas la face. Donnez de l'argent aux pauvres et vous verrez que ces gens de peu le dépenseront sans vergogne dans des achats vulgaires et alimentaires. C'est donner de la confiture aux cochons, finalement.

Pour le bien du pays, il faut donc un accroissement conséquent du nombre de milliardaires. Nous en sommes tous convaincus, je l'espère. Mais une question se pose. Eh oui ! On peut avoir le désir bien légitime de devenir milliardaire et ne pas savoir comment s'y prendre pour y parvenir. Tout est question de volonté. Quand on veut, on peut. Une question de volonté, bien sûr, mais aussi une question de temps.
Tenez, un petit exercice simple à la portée de tous·tes. Imaginons que vous receviez une somme de 10000 euros par mois et que, d'une manière ou d'une autre, vous parveniez à ne pas dépenser un centime de cette manne financière. En combien de mois ou d'années aurez-vous le bonheur d'entrer dans le club très select des milliardaires ?

œuvre d'art validée par l'intelligence artificielle avec une belle assurance

Peut-on s'amuser avec l'intelligence artificielle de Google ? Nous allons essayer.

Avec le logiciel Blender, vous concevez quelque chose, peu importe quoi du moment que ça puisse passer pour quelque chose.
Vous faites un rendu de votre petite affaire et vous questionnez l'intelligence artificielle pour lire ce qu'elle pourrait avoir à dire à ce propos. Alors, vous constatez avec quel culot, avec quelle autorité, avec quelle assurance, on va vous raconter n'importe quoi, sans douter un instant, en affirmant avec cette belle autorité naturelle du sachant sûr de son coup.

œuvre d'art
pièce unique

Cette œuvre est la sculpture en bronze intitulée « La petite arène », créée par l'artiste française Laure Polin.

Caractéristiques de l'œuvre

  • Matériau : Bronze authentique avec une patine texturée aux reflets sombres.
  • Dimensions : 30 x 30 x 15 cm.
  • Thématique : L'œuvre évoque une structure en arche symbolisant à la fois un refuge, un espace intérieur et une tension dynamique propre aux arènes de la vie. Le vide central y joue un rôle aussi important que la matière physique.

Cette sculpture contemporaine est notamment répertoriée et proposée par des galeries d'art comme la Majestic Gallery Montsûrs. Si vous le souhaitez, je peux vous aider à trouver :

  • D'autres œuvres similaires de Laure Polin
  • Des informations sur sa technique de sculpture et ses matériaux de prédilection
  • Les galeries et expositions actuelles où son travail est présenté

En connaître un rayon en désintégration

Sergueï Novitchok n'aime pas du tout que l'on puisse le précéder sur la route. C'est comme ça, il n'aime pas ça. D'ailleurs, comme il le dit si bien lui même : « Personne n'aime avoir quelqu'un devant soi ! ».

Or, Sergueï a un problème. S'il ne supporte pas d'être devancé, sa motocyclette ne permet pas, en raison de ses maigres performances, de dépasser les véhicules roulant devant lui.
Et c'est là que tout le génie de Sergueï a été mis à contribution pour résoudre ce problème de la meilleure des manières envisageables. Les esprits simples auraient sans doute suggéré de, sinon remplacer la motocyclette, au moins changer le moteur pour un modèle plus puissant. C'eût été la solution de facilité, peut-être aussi celle de la raison. Mais Sergueï n'est pas une personne raisonnable.
Face à toute contrariété la plus minime soit-elle, Sergueï sort l'artillerie lourde. Il n'a aucune mesure. Un moustique sera combattu au minimum au fusil d'assaut quand ce n'est pas au bazooka ; quiconque lui aura mal parlé devra subir les pires représailles et pleurer devant les ruines fumantes de son domicile. Sergueï est un brave garçon dès lors que l'on ne le contrarie pas trop.

Dans le secret de son atelier, il a mis au point le rayon désintégrateur qui pulvérise, atomise, tout véhicule ayant l'impudence de rouler devant lui. La seule solution pour celui ou celle qui se trouve sur son chemin : accélérer pour disparaître à la vue de Sergueï. Fort heureusement, nous l'avons évoqué, la motocyclette de Sergueï n'est pas rapide. Elle est même particulièrement lente puisqu'il est possible de la doubler à cloche-pied. Et ça aussi, ça énerve Sergueï.

Plus jamais derrière
Plus tranquille sur les routes françaises.

Delage D6

Avec les Années folles[1] puis une partie des années 30 jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, un peu partout dans les pays industrialisés, il se trouve des personnes suffisamment riches pour former une clientèle capable d'envisager d'acheter des automobiles très luxueuses, très chères et, il faut bien le dire, souvent aussi très belles.
La France a connu de nombreuses marques durant ces années fastueuses et Delage en a fait partie. La D6 croisée en 2025 à Angoulême est un bel exemple de ce que ces marques pouvaient faire. La concurrence était féroce entre constructeurs et c'était à qui en proposait plus. Dans l'écosystème de ces marques de prestige, il existait des carrossiers qui rivalisaient de savoir-faire et d'esthétisme. A ce jeu, bien sûr, peu étaient les marques ou carrossiers en mesure de jouer dans la cour de Bugatti.
Avec sa D6, Delage vise une clientèle de gens aisés qui n'a cependant pas les moyens de se payer la D8 qui est le vrai haut de gamme de la marque. La D6 reste assez sobre dans ses lignes et dans sa mécanique. Presque classique.

Delage D6

Note

[1] stoppées avec la crise de 1929

Dérive sécuritaire. Vraiment ?

Après l'ANTS[1], l'Assurance maladie, les impôts (DGFiP), l'Éducation nationale, Bloctel, l'URSSAF, les ministères de l'intérieur ou des sports, toute une liste d'universités, d'hôpitaux, de mairies et sans parler des entreprises privées, la France montre qu'elle est une cible de choix pour les cyberattaques. Ailleurs, ce n'est pas qu'il y a moins de piratage mais je fais ici preuve de chauvinisme tant il faut reconnaître que, tout de même, notre beau pays intéresse beaucoup les pirates informatiques.
Cela fait des années que la décision a été prise de favoriser la dématérialisation des données au sein des organismes et services officiels et il est bien possible que ce soit une bonne décision et qu'il n'aurait pas été possible de faire autrement. Les bons côtés de la numérisation des administrations, c'est que ça facilite le traitement des données, que ça doit rendre les démarches plus accessibles et rapides, que ça permet des échanges entre les services et que, dans un certain sens, ça peut faciliter la vie de tous[2].
Alors moi, je ne suis pas contre ce passage au tout numérique. Je paie mes factures d'eau et d'électricité par voie informatique, je déclare mes (maigres) revenus de même, j'ai immatriculé quelques véhicules, j'ai demandé une carte Vitale (je ne sais pas où elle est vraiment mais j'en ai une), j'ai fait quelques démarches pour ma maman et pour quelques autres personnes depuis mon ordinateur. Globalement, ça fonctionne.
Je ne regrette pas le temps où il fallait faire la queue pendant des heures à la Préfecture pour un certificat d'immatriculation. Je ne regrette pas non plus de ne pas avoir à faire la queue à la Poste pour envoyer un courrier. D'ailleurs, je ne regrette pas de ne plus acheter de timbres postaux. Je le dis, je ne suis pas contre le tout numérique.
Toutefois, je pense qu'en tant qu'usager de ces modes de communication avec les organismes officiels, je suis en droit de demander que tout cela soit protégé. Je n'ai pas forcément envie que mes données personnelles se retrouvent dans la nature. Pour être franc, je ne crains pas trop pour mes données de santé ou pour mes déclarations de revenus. Les pirates n'en tireront pas grand chose. De plus, et c'est sans doute très prétentieux, j'estime ne pas être une cible facile pour les attaques émanant de courriels frauduleux. De manière générale, j'utilise des mots de passe assez robustes ou l'authentification à double facteur.
Les services de l'État savent trouver des financements pour traquer les fraudeurs (sauf pour les riches bizarrement). La CAF, France travail, l'Assurance maladie[3] ont les moyens pour traquer ces fraudeurs. On sait trouver les moyens financiers pour fliquer les citoyens français. Par exemple, aujourd'hui, lors d'un contrôle routier les forces de l'ordre savent si votre véhicule est assuré, s'il bénéficie d'un contrôle technique valide, si vous avez encore des points sur votre permis, où vous habitez et tout un tas d'autres renseignements. On trouve de l'argent pour la vidéo surveillance, pour le traçage des téléphones mobiles, pour traquer les jeunes qui vont faire la fête dans des free parties.
Le problème selon moi est en partie une question de formation et de sensibilisation à la sécurité informatique. Il n'est pas normal en 2026 que l'on n'ait pas généralisé les systèmes d'authentification sécurisés et que l'on ait pas pris la peine de former et sensibiliser le personnel. Après, il y a aussi les questions d'externalisation des systèmes de gestion de données au privé.
Et plus que tout, il y a cette attitude de la macronie qui consiste à nier toute responsabilité. Il faut vraiment en finir avec cette saloperie.

Notes

[1] Agence nationale des titres sécurisés. Retenez le mot "sécurisés"

[2] à la condition de savoir utiliser un ordinateur, que l'on a une connexion Internet et toutes ces sortes de choses, évidemment

[3] je sais que ce ne sont pas des services de l'État à proprement parler

C'était attendu et réclamé, c'est là aujourd'hui

La traditionnelle motocyclette du 18 août
Une exeptionnelle motocyclette qui vaut son pesant de cacahuètes

N'empêche qu'on rigole mais il faut bien reconnaître qu'il a une sacrée prestance, Roger, sur sa motocyclette imaginée, conçue et manufacturée en République Démocratique du Bayasabhad. Avec son échappement relevé et son moteur à cylindre unique, elle est l'assurance d'une vitalité et d'une force inédites dans toute l'histoire de production de motocyclettes.
La vitesse, si elle est bien au rendez-vous, n'est pas la seule raison qui a conduit Roger à choisir cette machine spécifiquement. Comme beaucoup de ses amis, il aurait pu jouer la carte de la facilité et acheter une moto venue de l'Asie lointaine, du continent américain ou encore de la péninsule italienne ou de l'Allemagne. Mais attention ! Roger aime l'originalité et il n'est pas homme à faire comme tout le monde.
Il a opté pour le modèle "luxe" celui avec une selle biplace, et il se rend au bal du village voisin avec la ferme intention de lever une gisquette et de l'emmener faire le tour de patelin. Bien sûr, pour mener à bien son plan, il faudra que sa motocyclette parvienne à parcourir la dizaine de kilomètres sans tomber en panne.

Les bovins et l'eau

Ces temps-ci, je retrouve ou redécouvre des photographies un peu anciennes et parmi celles-ci j'en ai choisi une que j'ai soumise à un nouveau traitement en la passant en noir et blanc et en baissant le contraste pour la rendre plus douce. Elle date de 2014, du mois d'août. Il est presque certain que ces vaches ne sont plus de ce monde et je me demande s'il y a encore de l'eau dans cette mare.

Bain rafraîchissant
Les bovins aiment l'eau

Souvent imité, jamais égalé

Un fieffé faussaire néanmoins talentueux a tenté de gruger les experts en histoire de l'art de dessiner des motocyclettes farfelues. Et vous, réussirez-vous à ne pas vous laisser duper en trouvant les erreurs qui se sont glissées dans la contrefaçon ? Et saurez-vous déterminer quelle est l'œuvre réelle et authentique ?

Une vraie moto de compétition
Tout ce qu'il faut pour la victoire
Une vraie moto pour découvrir nos belles régions
Le bonheur sur deux roues

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